Maurice Blanchot ou la matérialité de la langue

Anca CALIN

Resumo


Le mot littéraire, apparemment, porte un sens identifié. Mais plus il se lit, plus il annonce une sorte d’incompréhension qui montre ses limites et ses faiblesses. L’incompréhension n’est pas une difficulté dans la compréhension linéaire. L’incompréhension suppose en réalité une difficulté d’un autre ordre, une difficulté dans l’identification d’une réalité intellectuelle, conceptuelle, une difficulté dans la connaissance du mot comme expérience intérieure. C’est pourquoi, l’incompréhension des mots réveille la pensée et l’être. Pour les grands écrivains, ceux qui font œuvre de style, la force du mot est au-delà du mot, au-delà de sa forme acoustique et sémantique. C’est ainsi que pour Blanchot les actes de lecture et d’écriture se fondent en un seul acte. La lecture et l’écriture se confondent, s’identifient dans une sorte de modulation intérieure où la création se fait en se faisant.

 


Palavras-chave


lecture; écriture; Maurice Blanchot.

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